Fontaine de Nîmes

La Fontaine de Nîmes est suivie par le BRGM depuis 1998, et ce point d’eau appartient au réseau de suivi quantitatif des eaux souterraines (convention BRGM/ONEMA) pour répondre aux objectifs de la Directive Cadre sur l’Eau (portail ADES – www.ades.eaufrance.fr).

Le bassin d’alimentation de la Fontaine de Nîmes, d’une superficie d’environ 55 km2 se situe dans les Garrigues nîmoises avec une partie de bassin avale située en contexte urbain. La Fontaine de Nîmes est suivie par le BRGM depuis 1998, et ce point d’eau appartient au réseau de suivi quantitatif des eaux souterraines (convention BRGM/ONEMA) pour répondre aux objectifs de la Directive Cadre sur l’Eau (portail ADES – www.ades.eaufrance.fr).

Les mesures hydrodynamiques et physico-chimiques réalisées à la source, dans les eaux de surface (cadereaux), en forage ou en cavités, complétées par des campagnes géochimiques ont permis de décrire les mécanismes à l’origine de la genèse ou de l’atténuation des crues éclair en contexte karstique méditerranéen (Maréchal et al. 2008 ; Maréchal et al. 2009). Une modélisation numérique a permis d’améliorer la prévision des crues (Fleury et al. 2013). Des essais de traçages complémentaires ont également été menés (Maréchal et al. 2010).

Le réseau de suivi hydrodynamique s’appuie sur les données suivantes:

  • Débit (8 stations hydrométriques sur les 5 cadereaux et 1 station sur la Fontaine de Nîmes)
  • Piézométrie (8 stations piézométriques)
  • Pluviométrie (9 stations pluviométriques)
  • Hydrochimie (campagnes spatiales sur le bassin d’alimentation)

Depuis 2012, le dispositif de mesure a été complété par un fluorimètre mesurant en continu (15 min) les variations de fluorescence naturelle associées au transport de matière organique naturelle dissoute et particulaire. Ce suivi en continu est complété par des campagnes spatiales permettant de quantifier le Carbone Organique Total et de définir la signature spectrale (matrice 3D excitation/émission) des composés fluorescents.

Ce travail a pour objectif de :

  • décrire la dynamique de transfert de contaminants organiques dans un système karstique, en bénéficiant d’un signal anthropique fort sur ce système,
  • définir de nouveaux indicateurs de l’infiltration rapide en contexte karstique pour mieux décrire l’état qualitatif des eaux et la vulnérabilité de la source à une pollution,
  • comprendre la relation (non-linéarité, effets saisonniers etc.) qui lie la fluorescence naturelle au contenu organique des eaux.

Ces nouvelles questions scientifiques sont abordées dans le cadre d’une collaboration avec l’UMR HydroSciences Montpellier qui a pu bénéficier d’un appui financier du SNO Karst et de l’IM2E.