Jurassic Karst

Problématique

La faible capacité de filtration du karst rend la ressource en eau des hydrosystèmes associés très vulnérable. Le dispositif JK vise à étudier les liens entre le fonctionnement biogéochimique de la zone d’infiltration et la réponse hydrochimique des systèmes karstiques, en portant une attention particulière aux conséquences du réchauffement climatique et de l’évolution de l’utilisation des sols.

Objectif

Le dispositif « Jurassic Karst » (JK), mis en place depuis 2009, vise à caractériser l’évolution à long-terme des hydrosystèmes karstiques du massif du Jura.

Le contexte topographique spécifique de l’arc jurassien permet l’étude de ces processus à altitude croissante le long d’un gradient climatique. La couverture végétale et la typologie des sols évoluent le long de ce gradient, en modulant ainsi le fonctionnement biogéochimique de la zone d’infiltration des hydrosystèmes karstiques.

Localisation et temporalité

Quatre sources karstiques sont suivies sur des sites d’altitude croissante :

  • Site de Fourbanne (vallée du Doubs, à proximité de Baume-les-Dames) : altitude 330 m
  • Site de Lods (haute vallée de la Loue) : altitude 380 m
  • Site de Fertans (plateau d’Amancey) : altitude 530 m
  • Source du Doubs (Mouthe) : altitude 950 m.

Des paramètres physico-chimiques sont suivis en continu sur tous les sites et complétés sur les sites de Fourbanne, Lods et Fertans par des analyses d’éléments majeurs sur deux échantillonnages hebdomadaires par préleveur automatique. La localisation précise des sites et les métadonnées des paramètres d’observation sont disponibles sur le site de l’OSU THETA.

Figure 1 : Relief du massif du Jura et zones voisines avec localisation des sites d’étude du dispositif ‘Jurassic KARST’ (carte modifiée d’après DIREN).

Figure 2 : Carte simplifiée de la répartition de la végétation au sein du massif du Jura (carte extrait de Calmels, 2007 d’après www.ifn.fr).